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On ne sait pas grand-chose d’Édouard Aubin, sinon qu’il a dû s’installer à Beyrouth au milieu des années 1860. Il est actif jusqu’en 1882.

Aubin reste dans le sillage de la petite coterie libertine autour de Camille Rogier. Il produit quelques albums de nus, maigre tentative pour commercialiser le désir, sous prétexte de modèles pour peintres.

A partir de 1870, Aubin achète des plaques plus anciennes du fonds Charlier, qu’il vend sous son nom, mais le catalogue commun est distribué sous le monogramme F&E.

Seule une histoire de la communauté française à Beyrouth au XIXe siècle permettrait de débroussailler les réseaux et les activités sans qu’il soit d’ailleurs prudent d’attribuer à Aubin plus que l’artisanat de son mystère.

Le temps économique du débarquement français dure jusqu’à la fin des années 1860. L’afflux des réfugiés à Beyrouth va enclencher la mise en place d’une nouvelle donne sociale, dont on ne mesurera l’importance que bien plus tard.

Aubin reprit un magasin à côté de Charlier à l’angle du souk Tawilé et de la rue Erouad, en lieu et place du magasin Béranger. C’est un exemple des relais traditionnels lors de l’installation des ateliers photographiques. Un atelier naît toujours d’un autre atelier, par l’achat d’un studio, de plaques et de matériel, ou des deux à la fois.

De 1840 avec la fin de l’occupation égyptienne et la naissance du Liban moderne jusqu’à l’orée du XXIe siècle, l’histoire de la photographie accompagne les différentes représentations du Liban , politiques , historiques, sociales, jusqu’à l’intime.

À les donner à voir et à lire , ces différents états apparaissent moins parcellaires et arbitraires puisqu’ils finissent par recomposer les éléments d’une histoire de la culture visuelle du Liban.

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