Une famille installée dans sa propre histoire, son archéologie. D’un seul coup, loin du colossal, le temple de Jupiter recueille les petites flammes vivantes de la tendresse et du souvenir.
Une famille dans l’Histoire, comme dans ses meubles, et plutôt qu’une histoire de famille une manière d’en parler.
Ils ne sont pas plantés dans le décor mais s’y intègrent. Archéologie dans le lieu et le signe, le temple de Jupiter où le père est toujours tonnant.
Le secret de famille est toujours présent, et sa mise en scène est d’autant plus discrète qu’elle mise pour ne rien en dire sur la scène photographique.
La famille, la maison, les rapports familiaux, tel était son sujet, mais ça ne parle pas de photographie, sauf qu’il a choisi la photographie pour en parler.
Le seul sujet, c’est bien la photographie, et si l’instrument ne parle pas par ce qui le remplace, c’est que ce n’est pas un instrument, mais le levier d’un autre réel, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il devient aussi un langage.
Monde réduit à ses signes et composé de ses signes. L’apport de Barthes a été de montrer qu’il est possible de lire toute photographie en dehors de son histoire, par le sujet. Il confond d’ailleurs le sujet de la photographie et le sujet lecteur. Cette approche littéraire éloigne de toute littéralité.
Une photographie, c’est aussi une sensibilité, une émotion, un affect sur la projection qu’en fait le lecteur. Toutes les images du code défilent sur l’écran de l’inconscient.
G. affectueux touche Marie, en ce sens qu’elle le touche. N. debout à l’arrière est toujours un peu boudeur. Remplacer le père et l’aîné quand on n’est ni l’un ni l’autre est un travail à pleintemps. C’est ce manque taraudeur et cette incertitude qui font sa névrose et cette difficulté pour lui de jouer un rôle ou un autre, non pas dans l’incertitude des rôles, mais dans le fait que celui qu’il a choisi soit reconnu de tous.
C’est une étonnante histoire que celle de ce jeu de rôles. D’autant plus que personne n’y était tenu.
Photographie dans le temple de Jupiter à l’ombre du temple du père tonnant. Ce n’est pas une visite touristique, mais une reconstitution du père, dans l’enceinte du temple. L’archéologie y est lue comme un état des lieux de l’inconscient avec ses fragments, ses répétitions et reconstitutions.










