Photographe italien ayant exercé au Liban de 1920 à 1936 environ, Antoine Scavo était installé au Caire jusqu’en 1919.
La disparition complète du fonds A. Scavo, devenu ensuite A. et P. Scavo, est une des énigmes de l’histoire de la photographie au Liban. Mais qui peut accorder assez d’importance à l’histoire de la photographie au Liban pour que ses énigmes en paraissent importantes ?
L’atelier central se trouvait face à l’église Saint-Louis-des-Capucins ce photographe officiel à l’activité intense et multiforme, allant des portraits aux cérémonies officielles et aux commandes publicitaires, comment peut-on expliquer qu’il ne reste aucune trace de vingt années de pratique ? Qu’il soit comme enterré ?
Il est possible qu’il soit grec (Scavo est un anagramme de Scovas), et appartienne à la tradition des photographes grecs, avant que les Arméniens n’occupent une partie du champ de la photographie locale qu’ils vont grignoter au profit de l’utilitaire.
Scavo ou le mystère de l’anagramme et sa vérité.










